Réflexions autour de la Bible

Et maintenant, Seigneur, je demande ta bénédiction sur tous ceux qui liront Le Livre, sans laquelle leur  lecture sera vaine. Car nous pouvons avoir de l’instruction, mais être dépourvus de compassion; nous pouvons prier, mais ignorer comment adorer Dieu et intercéder de manière efficace; nous pouvons être éloquents, mais manquer d’onction; nous pouvons enthousiasmer tes enfants, sans pour autant les transformer; nous pouvons parler à leur intelligence, mais  manquer de sagesse et de compréhension; nous pouvons dis?traire un grand nombre, alors que seuls quelques-uns seront véritablement régénérés par ton Esprit.

C’est pourquoi nous te demandons ta bénédiction, la puissance de ton Esprit, pour que nous puissions mieux te connaître et comprendre toujours plus les dimensions infi?nies de ton amour pour nous.

Bénis-nous, Seigneur, non pas en nous faisant marcher sur un chemin facile, pavé de victoires, mais en nous apprenant la fidélité. Bénis-nous par les souffrances et les larmes que tu jugeras nécessaires et donne-nous un cœur et un esprit qui aspirent à te connaître et à t’obéir. Donne-nous faim et soif de justice, mets en nous un zèle pour la vérité et remplis-nous d’amour pour notre prochain.

Accorde-nous de voir toutes choses dans la perspective de l’éternité. Apprends-nous à rechercher la sainteté d’un cœur sincère. Donne-nous la force dans la faiblesse, la joie dans la peine, le calme dans le conflit, la patience face aux attaques, la droiture dans la tentation, l’amour face à la haine, la fermeté et la prévoyance dans un monde inconstant.

Nous te supplions. Dieu saint et miséricordieux, de nous utiliser pour que beaucoup d’hommes et de femmes apprennent à te connaître et à t’aimer vraiment.

Par-dessus tout, nous te demandons que nos vies rendent toujours davantage gloire à ton Fils bien-aimé,notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Que le Dieu de paix, qui a fait revenir d’entre les morts notre Seigneur Jésus, le grand berger des brebis, et a scellé de son sang l’alliance éternelle, nous rende capables de faire le bien sous toutes ses formes, pour que nous accomplissions sa volonté. Qu’il réalise lui-même en nous, par Jésus-Christ, ce
qui lui est agréable.

À lui soit la gloire pour l’éternité!

Amen!

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D’un auteur inconnu :

J’avais demandé à Dieu la force pour atteindre le succès,

Il m’a rendu faible pour que j’apprenne humblement à obéir.
J’avais demandé la santé, pour faire de grandes choses.

Il m’a donné l’infirmité pour que je fasse des choses meilleures.
J’avais demandé la richesse pour que je puisse être heureux.

Il m’a donné la pauvreté pour que je puisse être sage.

J’avais demandé le pouvoir pour être apprécié des hommes.

Il m’a donné la faiblesse pour que j’éprouve le besoin de Dieu.
J’avais demandé un compagnon afin de ne pas vivre seul.

Il m’a donné un cœur pour que je puisse aimer tous mes frères.
J’avais demandé des choses qui puissent réjouir ma vie.

J’ai reçu la vie afin que je puisse me réjouir de toute chose.

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé.

Mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.

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Dans les milieux chrétiens, nous entendons souvent le point suivant: « Quel est l’appel de Dieu pour ma vie? ». L’apôtre Paul indique que nous, chrétiens, sommes des ambassadeurs pour Christ. Qu’est-ce que cela implique?

Voici un extrait à ce sujet:

« En quoi consiste l’appel de Dieu pour votre mariage? Être un ambassadeur. En quoi consiste l’appel de Dieu concernant votre rôle de parents? Être un ambassadeur. En quoi consiste l’appel de Dieu à l’égard de vos amis et voisins? Être un ambassadeur. En quoi consiste l’appel de Dieu au travail et dans vos moments de loisir? Être un ambassadeur. Nous représentons les desseins de Dieu auprès des individus qu’il met sur notre route. Il s’agit d’une responsabilité beaucoup plus vaste qu’un engagement à exercer un ministère officiel pendant quelques heures chaque semaine. Cette façon d’agir déclare que nos vies appartiennent au Roi. »

« Toutefois, c’est précisément de cette manière que commencent nos ennuis. Nous ne souhaitons pas réellement vivre en ambassadeurs. Nous préférons mener une existence de petit roi. Nous savons ce que nous aimons et qui nous voulons fréquenter. Nous avons trouvé la maison idéale et la voiture de nos rêves. Sans même nous en rendre compte, nous glissons vers un style de vie où dominent « mes désirs, ma volonté et ma façon de faire ». Nos paroles et nos actions sont motivées par les envies de nos propres cœurs. En toute honnêteté, nous devons confesser que la prière fondamentale de nos cœurs est: que mon règne viennent. »

(Paul David Tripp, Instruments entre les mains du Rédempteur)
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Bien-aimés,
N’est-il pas le temps de reconnaître que ceci est vrai?
Comme chrétiens nous devons examiner notre cœur et voir si nous répondons vraiment à l’appel que Dieu nous adresse soit d’être des ambassadeurs pour Jésus-Christ, notre Roi.

Sujet de réflexion, de méditation et de prières

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Le point de vue biblique
«QU’EST-CE QUE L’HOMME?»

Depuis quelques années, l’homme est confronté à de nouveaux défis qui le forcent à repenser à ses valeurs éthiques. Actuellement, le clonage d’embryons humains suscite dans la communauté scientifique un débat animé qui nous concerne tous car les conclusions qui en ressortiront affecteront nos vies et surtout celles de nos enfants. Nous sommes en train de décider ce que sera la vie de nos descendants pour les siècles futurs. Pensons-y bien car c’est d’une extrême importance.

La valeur qu’on lui accorde

Comment en sommes-nous venus à nous demander s’il est normal ou non de reproduire des êtres humains en laboratoire, alors que la nature nous donne tout ce qu’il faut pour le faire de façon naturelle. En fait, la raison qui pousse l’homme du XXIe siècle à prendre part à ce genre d’expérience vient de la valeur qu’il donne à la vie humaine en fonction de son origine. Par exemple, dans le monde des arts, la valeur d’une œuvre dépend beaucoup plus de son auteur que de l’œuvre elle-même. Si l’auteur est très réputé, ses œuvres auront une grande valeur. Sur le plan technique, une œuvre d’art peut être plus ou moins intéressante, mais parce que son auteur est très connu, l’œuvre prend de la valeur.

L’origine de l’homme

Considérons maintenant la valeur qu’attribue la science à l’être humain. Il y a de cela seulement une cinquantaine d’années, la majorité des gens croyaient que l’homme tirait son origine en Dieu. Ainsi, l’homme avait une grande valeur qui lui venait de l’importance de son auteur. Souvenez-vous bien, c’est la réputation de l’auteur qui fixe la valeur d’une chose. Et parce que Dieu était vu comme l’auteur de l’homme, jamais personne n’aurait admis la possibilité de cloner des embryons humains. Tous, même les hommes de science regardaient l’homme comme un être unique et sacré.

L’australopithèque

Au cours des derniers siècles, comme vous le savez fort bien, la théorie de l’évolution de Darwin est venue changer les croyances populaires. Depuis la parution en 1859 de son ouvrage intitulé l’Origine des espèces, l’idée selon laquelle l’homme aurait pour origine un singe des régions australes de l’Afrique de l’Est a fait son chemin. Aujourd’hui, pour la plupart de nos contemporains, le problème est réglé: l’homme descend du singe, un point c’est tout. Dieu est effacé du décor en tant qu’origine de l’ homme.

Une autre origine?

À partir du moment où l’homme commence à croire qu’il ne vient pas de Dieu mais du singe, toutes ses valeurs éthiques s’écroulent. Si l’homme vient effectivement du singe, un animal sans valeur particulière, il vient en même temps de perdre sa distinction d’avec le règne animal. On peut désormais l’utiliser pour des fins d’expériences en laboratoire parce qu’il n’ est rien de plus qu’un singe intelligent. La valeur que la science donne à l’homme ne surpasse pas celle qu’elle attribue aux animaux les plus communs. C’est pour cette raison que le clonage d’embryons humains semble être de plus en plus une solution sans problème. Pour cette même raison, on pratique actuellement des avortements à répétition. Mais voyons brièvement ce que la Parole de Dieu déclare quant à la valeur de l’homme.

Psaume 8:4-10

«Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées : Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et de magnificence. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds, les brebis comme les bœufs, et les animaux des champs, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui parcourt les sentiers des mers. Éternel, notre Seigneur! Que ton nom est magnifique sur toute la terre!»

Réal Gaudreault, pasteur de l’Assemblée Chrétienne La Bible Parle Saguenay

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Concernant le péché et à la question « Qu’est-ce que le péché? » Voici une citation de John Piper:

Qu’est ce que le péché ?

Ne pas honorer la gloire de Dieu,

Ne pas révérer la sainteté de Dieu,

Ne pas admirer la grandeur de Dieu,

Ne pas louer la puissance de Dieu,

Ne pas chercher la vérité de Dieu,

Ne pas estimer la sagesse de Dieu,

Ne pas adorer la beauté de Dieu,

Ne pas savourer la bonté de Dieu,

Ne pas croire en la fidélité de Dieu,

Ne pas obéir aux commandements de Dieu,

Ne pas respecter la justice de Dieu,

Ne pas craindre la colère de Dieu,

Ne pas chérir la grâce de Dieu,

Ne pas s’attacher à la présence de Dieu,

Ne pas aimer la personne de Dieu.

C’est cela, le péché. »

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Qu’est-ce que « expiation » et « propitiation » veulent dire ? (R.C. Sproul)

Quand nous parlons de l’aspect substitutif de la rédemption de Christ, deux mots techniques reviennent encore et encore : expiation et propitiation. Ces mots ont entraîné toutes sortes de débats au sujet de la juste traduction de tel ou tel mot grec, et certaines versions de la Bible utilise l’un tandis que d’autres utilise l’autre. On me demande souvent d’expliquer les différences entre propitiation et expiation. La difficulté vient du fait que, bien que ces termes soient dans la Bible, nous ne les utilisons pas dans notre vocabulaire de tous les jours, et nous ne sommes donc pas certains de ce qu’ils communiquent dans l’Écriture. Nous manquons d’un point de référence pour comprendre ces termes.

Expiation et Propitiation

Réfléchissons un instant au sens de ces mots, en commençant par expiation. Le préfixe ex signifie « sortir de » ou « de », donc l’expiation a un lien avec l’idée de retirer quelque chose, de l’éloigner. En langage biblique, ce terme est lié à l’idée d’éloigner la culpabilité par le versement d’une peine ou par l’offrande d’une rédemption. En contraste, propitiation concerne celui qui est l’objet de l’expiation. Le préfixe pro signifie « pour », donc la propitiation amène un changement dans l’attitude de Dieu, afin qu’il ne soit plus en inimitié avec nous mais devienne notre allié. Par la propitiation, nous sommes rétablis dans la communion avec Dieu et nous retrouvons sa faveur.

Dans un certain sens, la propitiation est liée à l’idée d’apaiser Dieu. Nous savons comment un tel apaisement fonctionne dans les domaines militaires et politiques. Nous parlons parfois de la « politique de l’apaisement », cette philosophie qui consiste, face à un conquérant mondial exubérant, prêt à dégainer l’épée, à lui donner les Sudètes en Tchécoslovaquie ou un quelconque morceau de territoire. Vous essayez d’apaiser sa colère en lui donnant quelque chose qui puisse le satisfaire afin qu’il ne vienne pas dans votre pays pour tout ravager. Ceci est une manifestation impie de la notion d’apaisement. Mais si vous êtes en colère et que je satisfais cette colère ou vous apaise, je retrouve votre faveur et le problème est réglé.

Le même mot grec est parfois traduit par expiation parfois par propitiation. Mais il y a une légère différence entre les deux. L’expiation est l’acte qui résulte en un changement de disposition de Dieu envers nous. C’est ce que Christ a fait à la croix, et le résultat de cette œuvre est la propitiation : la colère de Dieu est détournée. La distinction entre les deux est la même que celle entre la rançon payée et l’attitude de celui qui reçoit la rançon.

L’œuvre de Christ était un acte de réconciliation

Considérée ensemble, l’expiation et la propitiation constituent un acte de réconciliation. Christ a accompli son œuvre sur la croix afin de pacifier la colère de Dieu. Cette notion de pacifier la colère de Dieu n’a pas tellement contribué à pacifier la colère des théologiens modernes ! En fait, ils sont devenus plutôt en colère à l’idée d’apaiser la colère de Dieu. Ils pensent que cela est contraire à la dignité de Dieu de devoir être pacifié, que nous ayons à faire quelque chose pour l’apaiser ou le calmer. Nous devons être très prudent dans la façon dont nous comprenons la colère de Dieu, mais laissez-moi vous rappeler que l’idée d’apaiser la colère de Dieu n’est pas liée à un sujet périphérique et secondaire en théologie, il s’agit de l’essence même du salut.

Qu’est-ce que le Salut ?

Posons-nous une question très simple : qu’est-ce que signifie salut ? Essayer d’expliquer cela simplement vous donnera peut-être un mal de crâne, car le mot salut est utilisé de près de 70 manières différentes dans la Bible. Si quelqu’un obtient une victoire militaire, il connait le salut. Si quelqu’un survit à une grave maladie, il connait le salut. Si les plantes d’une personne reviennent de leur flétrissement à une pleine santé, elles sont sauvées. Voilà le langage biblique, et il diffère peu de notre propre langage (Je suis sain et sauf !). Un boxer est sauvé par le gong, ce qui signifie qu’il est sauvé de la défaite grâce à la sonnerie de fin de match, non pas qu’il est transporté dans le royaume éternel de Dieu. En d’autres termes, chaque expérience de délivrance d’un danger immédiat et présent peut être décrite comme une forme de salut.

Quand nous parlons du salut bibliquement, nous devons être prudent et préciser de quoi nous sommes sauvés ultimement. L’apôtre Paul nous le dit en 1 Thessaloniciens 1 :10, où il dit que Jésus « nous a délivré de la colère à venir ». Ultimement, Jésus est mort pour nous sauver de la colère de Dieu. Nous ne pouvons pas comprendre les enseignements et la prédication de Jésus de Nazareth sans cela, car il avertir constamment le peuple que le monde tombera un jour sous le jugement de Dieu. Voici quelques-uns de ses avertissements au sujet du jugement : « Je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sans cause sera passible du jugement » (Matt. 5 :22) ; « Je vous dis que pour chaque parole vaine qu’ils auront proféré, les hommes devront rendre compte au jour du jugement » (Matt. 12 :36) ; et « les hommes de Ninive se lèveront au jour du jugement contre cette génération et la condamneront, car ils se sont repentis à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus grand que Jonas » (Matt. 12 :41). La théologie de Jésus était une théologie de la crise. Le mot grec crisis signifie « jugement ». Et la crise que Jésus annonçait était celle d’un jugement imminent du monde, au cours duquel Dieu déversera sa colère sur les impies et les impénitents. Le seul espoir d’y réchapper et d’être couvert par la rédemption du Christ.

Ainsi, l’accomplissement suprême du Christ sur la croix est d’avoir pacifié la colère de Dieu, qui nous consumerait si nous n’étions pas couverts par le sacrifice de Christ. Ainsi donc, si quelqu’un argumente contre l’apaisement ou l’idée que Christ a satisfait la colère de Dieu, soyez sur vos gardes, car l’Évangile est en jeu. Il s’agit de l’essence du salut : que, en tant que peuple couvert par la rédemption, nous soyons rachetés du danger suprême auquel toute personne est exposée. C’est une chose terrible que de tomber dans les mains du Dieu Saint et courroucé. Mais il n’y a plus de colère pour ceux dont les péchés, les dettes ont été payés. Voilà ce qu’est le salut.

Traduction française de l’article : « What Do Expiation and Propitiation Mean? » par R.C. Sproul sur le site internet « Ligonier »

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Quelle est ton unique assurance dans la vie comme dans la mort?
C’est que, dans la vie comme dans la mort, j’appartiens, corps et âme, non pas à moi-même, mais à Jésus-Christ, mon fidèle Sauveur: par son sang précieux, il a totalement payé pour tous mes péchés et m’a délivré de toute puissance du diable: il me garde si bien qu’il ne peut tomber un seul cheveu de ma tête sans la volonté de mon Père qui est dans les cieux, et que toutes choses doivent concourir à mon salut. C’est pourquoi, par son Saint-Esprit, il m’assure la vie éternelle et me rend prêt et disposé à vivre désormais pour lui, de tout mon coeur.

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur: et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit que nous vivions soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Rm 14:8
Ne savez-vous pas ceci: votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu, et vous n’êtes pas à vous-mêmes? 1 Co 6:19
Vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu. 1 Co 3:23
Vous savez en effet que ce n’est point par des choses périssables- argent ou or – que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères? I P 1:18
Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. 1 Jn 1:7
Celui qui commet le péché est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu est apparu afin de détruire les oeuvres du diable. 1 Jn 3:8
Or, voici la volonté de celui qui m’a envoyé: que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné mais que je le ressuscite au dernier jour. Jn 6:39
Ne vend-on pas deux moineaux pour un sou? Cependant il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte: vous valez plus que beaucoup de moineaux. Mt 10:29-31
Nous savons du reste que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Rm 8:28
Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un esprit d’adoption par lequel nous crions: Abba! Père! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Rm 8:14-16
Voir 1 Jn 2:1-2; Lc 21:18; 2 Co 1:20-22; Ep 1:13-14.

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Et vous ?

Voici une réflexion dont l’origine est du prédicateur écossais du 19ème siècle Robert Murray M’Cheyne que j’ai adapté quelque peu.

Le plus grand besoin de mon assemblée est l’Évangile. Le second besoin de mon assemblée est ma sainteté personnelle.

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La lumière et l’obscurité sont souvent utilisées comme des allégories du bien et du mal ou de la vérité et du mensonge. Voici quelques-uns des versets bibliques qui traitent de différents aspects de la lumière.

Dieu dit : « Que la lumière brille ! » Et la lumière se met à briller.
(Genèse 1.3)

Le peuple qui marche dans la nuit
voit une grande lumière.
Pour ceux qui vivent dans le pays de l’obscurité,
une lumière se met à briller.
(Ésaïe 9.1)

La lumière brille dans la nuit, mais la nuit ne l’a pas reçue. Dieu a envoyé un homme qui s’appelait Jean. Il est venu comme témoin pour être le témoin de la lumière, afin que tous croient par lui. Il n’était pas la lumière, mais il était le témoin de la lumière. La Parole est la vraie lumière. En venant dans le monde, elle éclaire tous les êtres humains.
(Jean 1.5-9)

De nouveau, Jésus parle à la foule. Il dit : « La lumière du monde, c’est moi. Si quelqu’un me suit, il ne marchera pas dans la nuit, mais il aura la lumière qui donne la vie. »
(Jean 8.12)

La source de la vie est en toi,
à ta lumière, nous voyons la lumière.
(Psaumes 36.10)

« Vous êtes la lumière du monde. Quand une ville est construite sur une montagne, elle ne peut pas être cachée. 15Et quand on allume une lampe, ce n’est pas pour la mettre sous un seau ! Au contraire, on la met bien en haut, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. 16De la même façon, votre lumière doit briller devant tout le monde. Alors les autres verront le bien que vous faites. Ils pourront chanter la gloire de votre Père qui est dans les cieux. »
(Matthieu 5.14-16)

Ta parole est une lampe qui éclaire mes pas,
une lumière sur ma route.
(Psaumes 119.105)

Voici le message que nous avons entendu de la bouche de Jésus-Christ, et nous vous l’annonçons : Dieu est lumière, en lui, il n’y a pas de nuit. Nous disons peut-être : nous sommes unis à Dieu. Mais si, en même temps, nous marchons dans la nuit, nous mentons et nous ne faisons pas sa volonté. Dieu est dans la lumière. Alors, si nous aussi, nous marchons dans la lumière, nous sommes unis les uns aux autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tous les péchés.
(1 Jean 1.5-7)

En effet, tout ce qui apparaît clairement devient lumière. C’est pourquoi on dit :
« Réveille-toi, toi qui dors.
Lève-toi du milieu des morts,
et le Christ t’éclairera de sa lumière. »
(Lettre aux Éphésiens 5.14)

Et pourtant, je vous écris un commandement nouveau, qui est vraiment nouveau en Jésus et doit l’être en vous. En effet, la nuit s’en va et la vraie lumière brille déjà. Si quelqu’un dit : « Je suis dans la lumière », mais s’il déteste son frère ou sa sœur, celui-là est encore dans la nuit. Celui qui aime son frère ou sa sœur reste dans la lumière, il ne risque pas de tomber dans le péché.
(1 Jean 2.8-10)

Copyright : Alliance biblique universelle

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« Prendre sa croix, c’est considérer qu’il vaut mieux mourir que de vivre pour autre chose que Jésus. » – Richard Chin

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Vivre dans l’Esprit, cela signifie que je me confie au Saint-Esprit, pour qu »il accomplisse en moi ce que je ne puis pas faire de moi-même. Chaque fois que je suis en face d’une nouvelle exigence du Seigneur, je regarde à Lui pour qu’il accomplisse ce qu’il attend de moi. Je n’ai pas essayer, mais à me confier; je n’ai pas à lutter, mais à me reposer en Lui. Si j’ai un caractère irritable, des pensées impures, une langue trop vive, ou un esprit critique, je ne chercherai pas à me transformer par un effort de volonté, mais je me considérerai comme mort en Christ à l’égard de toutes ces choses, et je regarderai à l’Esprit pour qu’il produise en moi la pureté, l’humilité ou la douceur dont j’ai besoin.

Si nous vivons dans l’Esprit, si nous marchons par la foi dans le Christ ressuscité, nous pouvons réellement «demeurer tranquilles», tandis que l’Esprit remporte chaque jour de nouvelles victoires sur la chair. Notre victoire consiste à nous cacher en Christ et à nous confier, dans une simple assurance, à son Saint-Esprit, qui triomphe en nous de nos passions charnelles par ses désirs nouveaux.

Nous pensons à la vie chrétienne comme à «une vie changée», mais ce n’est pas cela. Dieu nous offre une «vie échangée», une «vie substituée», et Christ est en nous, notre Substitut. «Si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi.» (Ga 2.20). Cette vie n’est pas quelque chose que nous devons produire en nous-même. C’est la vie même de Christ qui se reproduit en nous.

Dieu ne me donnera pas l’humilité, la patience, la sainteté, ou l’amour, comme des dons isolés de sa grâce. Il ne détaille pas sa grâce, pour nous la distribuer par petites doses, accordant une mesure de patience à celui qui est impatient, un peu d’amour à celui qui est orgueilleux. Il nous a fait un seul Don, qui répond à tous nos besoins: son Fils Jésus-Christ; et lorsque je regarde à Lui pour qu’il vive Sa vie en moi, Il sera humble et patient, et plein d’amour, et tout ce dont j’ai besoin -à ma place.

La sainteté, c’est le Christ. C’est le Seigneur Jésus en nous qui est cette sainteté. Tout est compris en cela: l’amour, l’humilité, la force, la maîtrise de soi. Aujourd’hui j’ai besoin de patience, Il est notre patience. Demain j’aurai besoin de pureté, Il est notre pureté. Christ est la réponse à tous nos besoins. C’est pourquoi Paul parle DU «fruit de l’Esprit» comme d’UN seul fruit (Ga 5.22), et non de plusieurs «fruits», de dons séparés. Dieu nous a donné son Saint-Esprit, et quand nous avons besoin d’amour, le fruit de l’Esprit, c’est l’amour; quand nous avons besoin de joie, le fruit de l’Esprit, c’est la joie. C’est toujours vrai.

Le Seigneur Jésus demeure dans nos coeurs en la Personne de son Saint-Esprit, et si nous Lui laissons la liberté d’agir et que nous nous confions à Lui, nous verrons qu’il nous gardera de l’ancienne loi. Nous apprendrons ce que c’est que d’être gardés, non par notre propre pouvoir, mais «par la puissance de Dieu» (1 Pi 1.5)

(Propos et commentaires de Watchman Nee)

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Le 8 juillet 1741, Jonathan Edwards a commencé un sermon qu’il n’a pas pu terminé. Car l’impact de sa prédication était tel que les gens qui écoutaient n’en pouvaient plus. Ils hurlaient et criaient, et pleuraient. Les pleurs et les pleurs devinrent si forts qu’Edwards fut contraint d’arrêter le sermon. Le titre de son sermon était : « Pécheurs entre les mains d’un Dieu en colère. »

Sujet que la très grande majorité du monde évangélique ne veut pas entendre. Mais sachez qu’il est primordiale que ce sujet soit proclamé. Il n’y a pas de Bonne Nouvelle si une mauvaise nouvelle ne la précède pas. Et la mort de Jésus-Christ confirme l’importance de la colère de Dieu.

Vous pouvez lire ce sermon de Jonathan Edwards en français en vous rendant sur la page suivante :

http://sentinellenehemie.free.fr/jonathanedwards4.html

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L’ESPRIT EST FORT MAIS LA CHAIR EST FAIBLE

L’esprit est fort mais la chair est faible: on a tous au moins une fois entendu cette phrase. Mais comprend-on ce qu’elle veut dire? Et d’abord, sait-on qui l’a prononcée? C’est Jésus-Christ lui-même, trouvant ses disciples endormis au jardin des Oliviers, peu avant son arrestation, son procès et sa crucifixion. Il leur avait pourtant demandé de veiller au moins une heure avec lui, pendant qu’il allait prier. Mais ils n’ont pas pu, tellement ils avaient sommeil. La faiblesse de la nature humaine l’a emporté sur la nécessité de veiller et de rester concentré au moment d’un événement décisif. En langage biblique, la chair est souvent prise pour cette nature humaine bien faible, soumise à des tentations de tous ordres, incapable de faire triompher l’impératif de la volonté divine, par la soumission de la volonté humaine à cet impératif divin. Il s’agit d’un état de faiblesse chronique. Alors que faire? Comment s’élever au-dessus de cette contingence apparemment inéluctable? Il n’y a qu’une réponse à cela: reconnaître devant Dieu notre condition de faiblesse et demander tous les jours à son Esprit Saint de guider notre esprit, afin qu’il contrôle, dirige et soumette notre existence toute entière à l’impératif divin. Il n’y a pas de solution magique, immédiate, il n’y a que la prière et le recours à la Grâce et la puissance divines. Il n’y a que le regard plein de foi qui se concentre toujours davantage sur la personne de Jésus-Christ, lui qui n’a pas flanché au moment de l’épreuve décisive. Cette contemplation active amène le croyant à suivre Jésus-Christ sur un chemin certes difficile, mais libérateur: celui qui consiste à faire mourir la nature humaine opposée à l’Esprit de Dieu. C’est ce que l’on appelle crucifier la chair. L’apôtre Paul en parle de manière très nette dans sa lettre aux chrétiens galates: Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont crucifié l’homme livré à lui-même avec ses passions et ses désirs. Puisque l’Esprit est la source de notre vie, laissons-le aussi diriger notre conduite. Ne soyons pas vaniteux et évitons de nous provoquer les uns les autres et de nous jalouser mutuellement. Un peu plutôt dans le même passage, il a décrit les fruits de l’homme livré à lui-même, en d’autres termes les fruits de la chair, et, en contraste, le fruit de l’Esprit: Tout le monde voit bien ce qui procède de l’homme livré à lui-même: l’immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, l’adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions, l’envie, l’ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre. Je ne puis que répéter ce que j’ai déjà déclaré à ce sujet: ceux qui commettent de telles actions n’auront aucune part à l’héritage du royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la maîtrise de soi. La Loi ne condamne certes pas de telles choses.

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IL NE DORT NI NE SOMMEILLE

Comment l’homme peut-il se prendre – comme il le fait si souvent – pour un dieu, alors que toutes les vingt-quatre heures, donc à intervalles réguliers, il s’assoupit et s’endort, perdant conscience et plongeant dans le monde des rêves? Nous sommes alors happés par les mouvements de notre psychisme que notre raison ne contrôle pas, souvent livrés à des cauchemards auxquels nous n’échappons que lorsque nous nous réveillons, pour en garder ensuite longtemps le souvenir pénible. Notre sommeil, tout comme notre mort physique programmée, n’est-il pas la preuve que nous devrions rester bien humbles en tant que créatures? Dans la Bible, il y a un court psaume, le psaume 121, qui nous parle de Dieu justement en termes de celui qui jamais ne dort ni ne sommeille: il est constamment à l’oeuvre et veille sur ses enfants sans s’assoupir. Et c’est justement vers ce Dieu-là que l’auteur du psaume invite à se tourner, et pas vers les misérables substituts humains qu’on nous propose si souvent de vénérer… je vous lis le psaume 121: Je lève les yeux vers les montagnes: d’où le secours me viendra-t-il? Mon secours vient de l’Eternel qui a fait le ciel et la terre. Il te gardera des faux pas, ton gardien ne dormira jamais. Non, jamais il ne dort, jamais il ne sommeille, le gardien d’Israël. L’Eternel sera ton gardien, l’Eternel est à ton côté comme une ombre qui te protège, et, durant le jour, le soleil ne te causera aucun mal ni, au cours de la nuit, la lune. Oui, l’Eternel te gardera de tout malheur: il gardera ta vie. L’Eternel veillera sur toi de ton départ à ton retour, dès maintenant et à jamais. Ce psaume nous invite à cheminer avec Dieu, à regarder en haut, au delà de nos existences si fragiles, pour trouver une ferme assurance dans notre marche quotidienne. Comment une telle assurance est-elle possible? Tout simplement parce qu’elle repose sur celui qui a fait le ciel et la terre. Es-ce qu’on devrait chercher son assurance ailleurs? Chez les riches et les puissants de ce monde? Dans les gouvernements humains? Ceux-ci s’assoupissent et s’endorment comme les autres, ceux-là négligent bien souvent le devoir de protection des faibles qu’ils devraient au contraire assumer. Non, vraiment, en dehors du Dieu éternel et tout puissant, on ne peut jamais compter sur un soutien indéfectible. Alors, même si l’épreuve s’abat sur vous, si la tempête fait rage, tournez-vous vers celui qui jamais ne dort ni ne sommeille. Sa Parole et ses promesses apporteront à votre vie le seul fondement solide sur lequel il vaut la peine de la bâtir. Jésus-Christ a une fois dit à ceux qui l’écoutaient: Celui qui écoute ce que je dis et qui l’applique, ressemble à un homme sensé qui a bâti sa maison sur le roc. Il a plu à verse, les fleuves ont soufflé avec violence, ils se sont déchaînés contre cette maison: elle ne s’est pas effondrée, car ses fondations reposaient sur le roc. Mais celui qui écoute mes paroles sans faire ce que je dis, ressemble à un homme assez fou pour construire sa maison sur le sable. Il a plu à verse, les fleuves ont débordé, les vents ont soufflé avec violence, ils se sont déchaînés contre cette maison: elle s’est effondrée et sa ruine a été complète.

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ETRE DANS LE MONDE SANS ETRE DU MONDE

Etre dans le monde sans être du monde: voilà un paradoxe qu’enseigne la Bible, et qui devrait être éclairci car c’est d’une importance capitale pour la vie chrétienne. L’Evangile selon Jean en particulier utilise très souvent ce mot “le monde” (dans le grec du Nouveau Testament c’est le mot “cosmos”) avec des variations de sens. Prenons par exemple la prière que Jésus adresse à son Père pour ses disciples au chapitre 17 de cet évangile, au moment du repas de Pâques qu’il tient avec eux, peu avant son arrestation et sa Passion: Je leur ai donné ta Parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils ne lui appartiennent pas, comme moi-même je ne lui appartiens pas. Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du diable. Ils n’appartiennent pas au monde, comme moi-même je ne lui appartiens pas. Consacre-les par la vérité. Ta Parole et la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les y envoie. Et je me consacre moi-même à toi pour eux, pour qu’ils soient, à leur tour, consacrés à toi par la vérité. Dans ces paroles de Jésus-Christ, le monde c’est d’abord la création de Dieu, l’univers et plus spécifiquement la demeure des humains. C’est dans ce monde-là qu’il a été envoyé par son Père, pour le sauver de l’aliénation dans laquelle il se trouve. C’est dans ce même monde qu’il envoie ses disciples pour prêcher l’Evangile du salut. Mais ce monde s’est soumis au règne de l’adversaire, du diable, d’un esprit de rébellion contre Dieu, et ne l’accepte par conséquent pas. Ce monde hait Christ et ses disciples parce qu’ils ne se soumettent pas à ses vues déformées, à ses diktats, à l’esprit de mensonge qui l’anime. Les chrétiens font partie du monde où ils ont été placés par Dieu, ils y ont une mission spécifique à tous les échelons de la vie, sur tous les terrains de l’existence, leur Seigneur les y envoie. Ils ne sont pas dans le monde pour s’en retirer, pour l’abandonner à ses tendances destructrices, mais pour le réformer, pour être, selon la parole bien connue de Jésus dans le Sermon sur la Montagne, le sel de la terre, qui lui donne saveur et le préserve de la désintégration. Mais s’ils adoptent le goût et la saveur du monde aliéné de Dieu, alors, selon cette même parole de l’Evangile, ce sel ne vaut plus rien: il n’est bon qu’à être jeté dehors et piétiné. Dans ce même sermon sur la Montagne, Jésus poursuit: Vous êtes la lumière du monde. Une ville au sommet d’une colline n’échappe pas aux regards. Il en est de même d’une lampe: si on l’allume, ce n’est pas pour la mettre sous une mesure à grains: au contraire, on la fixe sur un pied de lampe pour qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. C’est ainsi que votre lumière doit briller devant tous les hommes, pour qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils en attribuent la gloire à votre Père céleste.

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LA COURSE VERS L’ETERNITE

Les rythmes souvent effrénés de notre vie moderne sont devenus une norme dans nos sociétés occidentales qui adulent la poursuite d’objectifs souvent mesurés en termes de quantité et non de qualité: plus de quantité doit être obtenue en toujours moins de temps: courir toujours plus vite et obtenir davantage, tel semble être l’idéal de nombre de nos contemporains. Il faut constamment remporter la course contre la montre, comme dans les films à suspense. Peut-être que notre société pense annuler ainsi les effets du temps qui passe, éviter le vieillissement, et se donner l’impression d’avoir atteint l’éternité par ses propres moyens, par ses techniques de pointe. Ce qui n’est qu’une vaine illusion. Ecoutez ce que disait à ce propos un sage de Jérusalem, appelé l’Ecclésiaste, il y a trois mille ans déjà. Cet homme à la recherche de la sagesse énumère ses grandioses réalisations pour en arriver à la conclusion suivante: J’ai considéré l’ensemble de mes réalisations, et toute la peine que je m’étais donnée pour les accomplir. Et je me suis rendu compte que tout est dérisoire: autant courir après le vent. Il n’y a aucun avantage à tout ce qu’on fait sous le soleil. Courir comme un dératé dans la vie, à quoi cela sert-il en effet? Au temps de la civilisation gréco-romaine, les individus les plus admirés étaient sans doute les athlètes du stade, ceux qui couraient le plus vite ou lançaient le disque le plus loin. Les meilleurs ne recevaient pas une médaille, d’ailleurs, mais une couronne de laurier, qui signifiait la même chose: ils avaient remporté la victoire. L’apôtre Paul, dans les lettres qu’il adresse aux jeunes églises qui commencent à se multiplier au sein de l’empire romain, emploie volontiers la métaphore de la course. Cependant pour lui, le but à atteindre n’est pas une gloire passagère ou l’adulation des foules, mais tout simplement l’éternité véritable, celle d’une vie en communion parfaite avec le Seigneur Dieu, le créateur de toutes choses. Par exemple, au chapitre trois de sa lettre aux chrétiens de la ville de Philipe, en Macédoine, il écrit: Pour moi, je n’estime pas avoir saisi le prix. Mais je fais une seule chose: oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix attaché à l’appel que Dieu nous a adressé du haut du ciel dans l’union avec Jésus-Christ. Aux chrétiens de la ville de Corinthe, en Grèce, il écrit aussi à propos de l’appel que Dieu lui a adressé d’annoncr l’Evangile: Ne savez-vous pas que, sur un stade, tous les concurrents courent pour gagner et, cependant, un seul remporte le prix? Courez comme lui, de manière à gagner. Tous les athlètes s’imposent une discipline sévère dans tous les domaines pour recevoir une couronne, qui pourtant sera bien vite fanée, alors que nous, nous aspirons à une couronne qui ne se flétrira jamais. C’est pourquoi si je cours, ce n’est pas à l’aveuglette, et si je m’exerce à la boxe, ce n’est pas en donnant des coups en l’air. Je traite durement mon corps, je le maîtrise sévèrement, de peur qu’après avoir proclamé la Bonne Nouvelle aux autres, je ne me trouve moi-même disqualifié. Courir, oui, certes, mais vers quel but? A sa manière, Paul répond à l’Ecclésiaste qui posait les bonnes questions, tout en cherchant anxieusement une réponse satisfaisante: toutes nos activités ne prennent de sens apaisant et ne nous donnent de véritable jouissance que lorsqu’elles sont placées sous le signe d’une course vers l’éternité, sur les traces de celui qui l’a obtenue pour nous par sa course vers la Croix et la résurrection, Jésus-Christ.

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Nous nous inquiétons parfois de ne pas connaître la volonté de Dieu concernant telle ou telle situation précise. Mais un problème bien plus préoccupant est le fait qu’il nous arrive fréquemment de ne pas prendre à cœur la volonté de Dieu telle qu’elle est révélée clairement dans l’Écriture. D’où l’importance de faire régulièrement cette prière toute simple.

La prière en question, entendue il y a quelques mois lors d’une prédication, a suscité chez moi les réflexions qui suivent.

Fondement biblique: une expansion du Notre Père
Dans le Notre Père, Jésus enseigne à ses disciples comment prier. Il les invite notamment à dire à Dieu: « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » (Matthieu 6.10) Or, pour que les disciples puissent faire cette prière avec sincérité, ils doivent désirer que la volonté de Dieu s’accomplisse. En d’autres termes, ils doivent vouloir ce que Dieu veut.

Au cœur de la devise de TPSG
La devise du site Tout Pour Sa Gloire est: « Voir comme Dieu voit pour vivre comme Dieu veut. » La prière proposée dans ce billet peut être située entre les deux parties de cette devise, comme une étape intermédiaire entre « voir comme Dieu voit » et « vivre comme Dieu veut ».

En effet, on peut voir les choses comme Dieu les voit à un niveau purement intellectuel sans pour autant affectionner ce regard, sans désirer ardemment que cette vision divine se réalise. La prière «aide-moi à vouloir ce que tu veux» a pour objectif d’aligner notre volonté et nos désirs sur la volonté et les désirs de Dieu.

Comment s’y prendre?
Voici trois suggestions concrètes.

On peut faire cette prière d’une manière générale, pour exprimer à Dieu notre envie d’aligner nos désirs sur les siens dans toutes les facettes de notre existence: « Seigneur, aide-moi à vouloir ce que tu veux en toutes choses. » Voilà une bonne façon de commencer la journée.
On peut appliquer cette prière à des domaines précis. Par exemple: « Seigneur, aide-moi à vouloir ce que tu veux pour moi au travail aujourd’hui; aide-moi à vouloir ce que tu veux pour mes amitiés; aide-moi à vouloir ce que tu veux au sein de ma famille; aide-moi à vouloir ce que tu veux pour mon Église », et ainsi de suite.
On peut prendre pour point de départ un passage biblique qui indique clairement la volonté de Dieu pour un aspect de notre vie (nul besoin de se limiter aux passages où se rencontre l’expression « la volonté de Dieu »). Puis, on demande à Dieu de nous donner de vouloir vivre ce texte biblique (ce qui, avouons-le, n’est pas toujours le cas). Par exemple: «Seigneur, ta parole exhorte les chrétiens à s’efforcer de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix (Éphésiens 4.2). Accorde-moi de vouloir de tout cœur contribuer au maintien de l’unité au sein de mon assemblée locale, en refusant catégoriquement tout comportement qui menacerait une telle unité et en œuvrant passionnément, par mes paroles et mes actes, à encourager l’unité de l’Esprit.»
La vraie question: voulons-nous changer?
Nous ne prierons de cette manière que dans la mesure où nous souhaitons une chose: changer. L’un des plus grands ennemis de la vie chrétienne, c’est le statu quo, l’inertie. Le processus normal de sanctification n’est rien d’autre qu’une série de transformations (de changements) vers la sainteté; il implique non seulement le faire, mais encore (et d’abord) le vouloir. Fort heureusement, d’après Philippiens 2.13, Dieu produit en nous les deux (« le vouloir et le faire pour son projet bienveillant »).

Demander à Dieu qu’il nous amène à vouloir ce qu’il veut, c’est courir l’heureux risque, en matière de progrès spirituel, de passer à une vitesse supérieure.

 

 

 

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